À New York, l’ancien président sénégalais Macky Sall a fermement rejeté toute responsabilité personnelle dans les violences survenues au Sénégal entre 2021 et 2024. S’exprimant devant des acteurs de la société civile, il a contesté les accusations liant son pouvoir aux décès enregistrés lors des manifestations politiques.
Cette prise de parole intervient dans un contexte particulier, alors que l’ex-chef d’État mène des consultations internationales en lien avec sa candidature au poste de secrétaire général de Organisation des Nations Unies.
Face aux critiques, Macky Sall a défendu une ligne claire : selon lui, la fonction présidentielle ne saurait être directement associée à des actes de violence commis sur le terrain. « De quels meurtres est-il responsable ? Le président a-t-il donné l’ordre à qui que ce soit d’aller tuer des jeunes ? », a-t-il interrogé, dénonçant ce qu’il qualifie de « récit contraire à la réalité ».
Ses déclarations interviennent alors que plusieurs organisations de défense des droits humains et acteurs politiques continuent d’interroger la chaîne de responsabilité dans la gestion des manifestations, parfois marquées par des affrontements meurtriers entre forces de sécurité et protestataires.
Cette sortie ravive ainsi le débat sur la responsabilité politique et institutionnelle dans les crises sécuritaires, notamment dans un contexte où la question de la reddition des comptes reste centrale dans les démocraties contemporaines.







