À Kindia, l’Observatoire National de la Supervision des Élections (ONASUR-E) a organisé un atelier de formation des formateurs superviseurs en prélude aux élections législatives et communales. Cette rencontre de deux jours vise à préparer les encadreurs chargés du suivi du processus électoral sur toute l’étendue du territoire national.
Présidant la cérémonie, le président de l’ONASUR-E, Sékou Goureissy Condé, a expliqué que cette initiative s’inscrit dans le cadre du plan national de supervision des élections
« À chaque échéance électorale, notre organe présente un mécanisme d’observation et de supervision », a-t-il déclaré, avant d’annoncer l’organisation prochaine d’ateliers régionaux destinés aux superviseurs territoriaux et aux « 630 superviseurs nationaux et internationaux »

Évoquant les défis du nouveau système électoral guinéen, il a rappelé que « pour la première fois en Guinée, on parle de double scrutin », soulignant que ce changement de mécanisme « a semblé difficile à comprendre pour certains candidats »
Le président de l’ONASUR-E a également lancé un appel à l’apaisement durant toute la période électorale.
« La violence verbale ou physique n’est dictée par aucune démocratie. Une campagne doit être apaisée et basée sur le débat contradictoire », a martelé Sékou Goureissy Condé.

Il a précisé que les superviseurs auront pour mission de « regarder pas à pas, étape par étape, tout le processus électoral » afin de garantir un comportement citoyen et responsable des différents acteurs.
De son côté, l’expert électoral Pathé Dieng a présenté les trois modules de formation élaborés avec l’ONASUR-E.
Le premier porte sur « le contrôle et la supervision des opérations électorales », tandis que le second met l’accent sur la différence entre supervision et observation électorale
« On observe ce qu’on ne connaît pas, mais on supervise ce qu’on connaît. Il faut faire la différence entre les deux », a expliqué l’expert électoral
Le troisième module est consacré à l’utilisation des outils numériques de supervision électorale
« Des tablettes seront utilisées pour permettre aux superviseurs de faire une collecte rapide des données et leur remontée en temps réel », a indiqué Pathé Dieng
À travers cette initiative, l’ONASUR-E entend contribuer à l’organisation d’élections transparentes, crédibles et apaisées en Guinée.







