Conakry – Le ministère de l’Environnement et du Développement durable a officiellement changé de leadership ce mercredi à l’occasion d’une cérémonie de passation de service organisée à son siège de Coléah. La ministre sortante, Djami Diallo, a transmis les rênes du département à Fassou Téa, qui a promis de poursuivre les réformes engagées afin de faire de la protection de l’environnement un levier du développement durable en Guinée.
Dans son allocution de départ, Djami Diallo a dressé le bilan de ses deux années à la tête du département, mettant en avant les principales réformes engagées pour renforcer la gouvernance environnementale. Elle a rappelé que son action visait à faire de l’environnement un pilier du développement national, saluant les progrès accomplis dans la préservation du patrimoine naturel et la promotion d’un développement durable.
Parmi les acquis de son mandat, l’ancienne ministre a cité la réforme du réseau guinéen des aires protégées avec le lancement du REGAP, l’ambition de porter la couverture des aires protégées de 15 à près de 28 % du territoire national, ainsi que la création d’un fonds fiduciaire et d’une fondation destinés à financer durablement la conservation de la biodiversité.
Djami Diallo a également mis en avant les campagnes nationales de reboisement, la lutte contre les coupes illégales de bois, le développement des projets de crédit carbone et l’adoption du décret interdisant les plastiques à usage unique. Elle a aussi souligné l’adoption d’une nouvelle feuille de route climatique, comprenant la troisième génération de la Contribution déterminée au niveau national (CDN), le premier Plan national d’adaptation et de nouveaux mécanismes de mobilisation des financements climatiques.
« Je quitte ces fonctions avec sérénité, convaincue que les réformes engagées sont solides et que les équipes poursuivront le travail entrepris », a-t-elle déclaré.
Prenant officiellement ses fonctions, Fassou Téa a rendu hommage à sa prédécesseure pour les réformes entreprises avant de réaffirmer sa volonté d’assurer la continuité de l’action gouvernementale.
« Nous ne ménagerons aucun effort pour préserver, consolider et pérenniser les acquis enregistrés au cours de son mandat », a-t-il assuré.
Le nouveau ministre a ensuite décliné les grandes priorités de son action. Il a notamment annoncé la poursuite des efforts en faveur de la restauration du couvert végétal, de la protection de la biodiversité, des mangroves, des zones humides et des autres écosystèmes du pays. Il entend également renforcer la gouvernance environnementale afin de garantir le respect des normes environnementales et sociales dans la mise en œuvre des grands projets de développement.
Fassou Téa a également insisté sur l’importance de l’adaptation aux changements climatiques, de la résilience des communautés, de la gestion durable des déchets, du développement de l’économie verte et de la mobilisation des financements climatiques.
Sur le plan international, le nouveau ministre a affiché son ambition de renforcer la diplomatie environnementale de la Guinée afin de mieux défendre les intérêts du pays dans les négociations sur le climat, la biodiversité et le développement durable, tout en attirant davantage de financements et de partenariats techniques.
Clôturant son intervention, Fassou Téa a appelé les cadres du ministère, les partenaires techniques et financiers ainsi que l’ensemble des acteurs concernés à unir leurs efforts pour relever les défis environnementaux du pays.
« Ensemble, nous bâtirons une Guinée plus verte, plus résiliente et plus prospère, pleinement engagée sur la voie du développement durable », a-t-il lancé.
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