Conakry, 23 juillet 2026 – Le Syndicat National Autonome de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (SNAESURS) a adressé un mémorandum revendicatif à la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. À travers ce document, le syndicat appelle à l’ouverture d’un dialogue social afin de trouver des solutions aux préoccupations académiques, financières, statutaires et sociales des enseignants-chercheurs et chercheurs des Établissements publics à caractère scientifique (EPS).
Dans ce mémorandum signé le 23 juillet 2026, le Bureau exécutif national du SNAESURS affirme agir au nom des enseignants-chercheurs et chercheurs des universités, instituts de recherche scientifique et centres de documentation publics. Le syndicat indique que sa démarche s’appuie sur les dispositions de la Constitution guinéenne, les lois régissant l’enseignement supérieur, plusieurs décrets d’application, les protocoles d’accord conclus avec le gouvernement ainsi que les conventions internationales relatives à la liberté syndicale et aux droits du personnel de l’enseignement supérieur.
Le document met en avant huit axes de revendications, dont le premier porte sur la réaffirmation et l’application effective de l’autonomie administrative, financière et académique des Établissements publics à caractère scientifique.
Selon le SNAESURS, cette autonomie, pourtant garantie par les textes en vigueur, reste limitée dans les faits. Le syndicat déplore que plusieurs compétences relevant des universités et institutions de recherche, notamment les inscriptions et réinscriptions des étudiants, la production des cartes d’étudiants, la gestion des bibliothèques numériques, la protection sanitaire des étudiants ou encore la réforme des programmes, continuent d’être centralisées au niveau du ministère.
Le mémorandum dénonce également les retards dans le versement des subventions de l’État, une situation qui, selon le syndicat, perturbe le fonctionnement des établissements et fragilise les personnels d’appui. Il pointe aussi la multiplication des postes vacants et des intérims, considérés comme des facteurs d’instabilité administrative.
Le SNAESURS rappelle que la loi portant statut particulier des institutions d’enseignement supérieur et de recherche scientifique reconnaît aux établissements concernés la personnalité juridique ainsi que l’autonomie administrative et financière. Le syndicat souligne également que les décrets portant organisation et fonctionnement des universités publiques confèrent aux recteurs la responsabilité de la gestion budgétaire de leurs institutions.
À travers ce mémorandum, le syndicat sollicite l’ouverture d’un dialogue « franc et responsable » avec les autorités afin de garantir le respect des engagements pris par l’État et d’améliorer les conditions de travail des enseignants-chercheurs et chercheurs.
Le document annonce que d’autres revendications, regroupées en huit axes, seront également soumises au gouvernement dans le cadre de cette plateforme revendicative.
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