Flocky média

Live News

28.3°C
  • Conakry
septembre 2, 2026
Follow Us:
Flocky médiaBlogActualitésKindia : le décès d’un candidat au baccalauréat condamné pour fraude suscite l’émotion, le parquet livre sa version

Kindia : le décès d’un candidat au baccalauréat condamné pour fraude suscite l’émotion, le parquet livre sa version

Le décès de Mamadou Djouma Bah, élève en terminale Sciences Mathématiques à l’école privée Souleymane Tcham de Kindia, continue de faire réagir. Âgé de 18 ans, le jeune candidat au baccalauréat est décédé mardi 21 juillet 2026 à l’hôpital régional Alpha Oumar Diallo, alors qu’il purgeait une peine d’un mois d’emprisonnement après sa condamnation pour fraude aux examens nationaux.

Pour sa famille, cette disparition est liée à l’état de santé du jeune homme, qui souffrait déjà de rhumatismes avant son incarcération. Son père, Boubacar Bah, affirme que son fils n’avait jamais eu l’occasion de lui expliquer les circonstances ayant conduit à son arrestation.

« Je ne sais pas ce qui s’est réellement passé dans la salle d’examen. Mon enfant n’a pas eu le temps de m’expliquer avant d’être condamné. Il souffrait de rhumatismes et ne supportait pas le froid. Nous étions très inquiets pour son état de santé », a-t-il déclaré.

Très affecté, le père du défunt appelle les autorités à revoir la situation des autres élèves condamnés dans cette affaire afin d’éviter, selon lui, qu’un autre drame ne survienne.

Face aux nombreuses réactions enregistrées après l’annonce du décès, le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Kindia, Mamadou Bhoye Diallo, est sorti de son silence. S’appuyant sur les dispositions du Code de procédure pénale, il a indiqué vouloir apporter des éclaircissements afin d’éviter toute confusion autour des circonstances du décès.

Selon le magistrat, Mamadou Djouma Bah faisait partie des candidats condamnés pour fraude, mais il n’est pas mort en détention.

« Dès que le régisseur m’a informé de la dégradation de son état de santé, il a été conduit à deux reprises à l’hôpital régional. Devant la persistance de la maladie, j’ai demandé qu’il soit remis à ses parents. Ce sont eux qui l’ont ensuite accompagné auprès de son médecin traitant, où il est malheureusement décédé », a expliqué le procureur.

Le chef du parquet affirme également que la maladie dont souffrait le jeune homme était antérieure à son incarcération.Interrogé sur les critiques portant sur la sévérité des peines infligées aux élèves poursuivis pour fraude, Mamadou Bhoye Diallo a rappelé que le ministère public est tenu de respecter les décisions rendues par le tribunal.

« En tant que magistrat, je ne peux pas commenter ni remettre en cause une décision de justice. Le tribunal a statué en toute indépendance et nous avons estimé que la peine prononcée correspondait au minimum prévu par la loi », a-t-il indiqué.

Alors que la famille pleure la disparition de Mamadou Djouma Bah, cette affaire ravive les interrogations sur la prise en charge médicale des détenus ainsi que sur l’application des sanctions judiciaires à l’encontre des candidats impliqués dans des cas de fraude aux examens. Le décès de ce jeune élève continue d’alimenter le débat au sein de l’opinion publique guinéenne.

Flockymedia.com

Tags:
Share:

Leave a Comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Related Post

Tags