L’inquiétude gagne de nombreuses communautés étrangères établies en Afrique du Sud, où des appels au départ forcé des migrants ravivent les tensions xénophobes. Selon plusieurs témoignages et sources locales, des milliers de migrants auraient déjà commencé à quitter le pays, après un ultimatum lancé par le mouvement anti-migrants March and March, qui exigeait le départ des étrangers avant le 30 juin.
Cette situation intervient dans un climat déjà tendu, marqué par des violences ciblant des ressortissants étrangers. Ces derniers jours, un migrant malawite âgé de 29 ans aurait été tué alors qu’il tentait d’échapper à un groupe d’assaillants. Ce drame a accentué la peur au sein des communautés immigrées, déjà fragilisées par des épisodes récurrents de violences xénophobes dans plusieurs zones du pays.
Parmi les populations concernées figurent également des ressortissants guinéens, installés en Afrique du Sud depuis plusieurs années. Bien qu’aucune statistique officielle récente ne précise leur nombre exact ni l’ampleur de leur départ, beaucoup évoluent dans des secteurs comme le commerce informel, les services ou encore l’artisanat. Pour ces communautés, l’incertitude demeure totale face à la dégradation du climat sécuritaire.
Dans ce contexte, la peur d’une nouvelle vague de violences pousse certains migrants à envisager un retour précipité ou un déplacement vers d’autres pays jugés plus sûrs. Les prochains jours sont particulièrement surveillés, alors que l’échéance de l’ultimatum est désormais dépassée, alimentant les inquiétudes sur une possible escalade.
Cette crise remet en lumière la vulnérabilité persistante des migrants en Afrique australe, où les tensions liées à l’immigration ressurgissent régulièrement, malgré les appels répétés des organisations de défense des droits humains à la protection des étrangers et au respect des principes humanitaires.
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