Le Ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique a annoncé le licenciement de 6 678 agents de l’État à l’issue d’une vaste opération de contrôle administratif. Cette décision s’inscrit dans le cadre des réformes engagées par les autorités guinéennes pour assainir le fichier de la fonction publique et améliorer la gestion des effectifs.
Dans un communiqué rendu public ce 30 juin 2026, le département dirigé par le ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique explique que cette mesure fait suite à un processus de vérification « rigoureux » mené conformément aux textes en vigueur.Selon le ministère, les contrôles ont révélé plusieurs cas d’irrégularités parmi les agents concernés.
Il s’agit notamment d’abandons de poste, d’absences prolongées injustifiées, de décès non déclarés ainsi que d’autres situations jugées incompatibles avec un maintien dans les effectifs de l’administration publique.
Cette opération intervient après la mise en place d’un nouveau système automatisé de gestion et de suivi des agents de l’État. Ce dispositif vise à permettre un meilleur contrôle des effectifs, une maîtrise de la masse salariale et une modernisation du fonctionnement de l’administration.
Le ministère affirme que cette décision participe à la dynamique de « refondation de l’État » portée par le président de la République, Mamadi Doumbouya, avec pour objectif de construire une administration plus efficace, transparente et tournée vers le service public.
Les autorités guinéennes indiquent également vouloir rétablir l’équité entre les agents qui remplissent effectivement leurs missions et ceux qui ne respectent pas leurs obligations professionnelles.
Le département appelle enfin l’ensemble des fonctionnaires à davantage de responsabilité et de professionnalisme, estimant que ces réformes doivent contribuer à renforcer la confiance des citoyens envers l’administration publique.







