
Kindia : Le Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC) a officiellement démarré ce lundi 22 juin 2026 dans la région administrative de Kindia. Au total, 30 415 candidats, dont 14 308 filles, répartis dans 104 centres d’examen, affrontent les différentes épreuves dans les cinq préfectures de la région.
À l’occasion du lancement des épreuves, les autorités administratives, éducatives et sécuritaires ont effectué une visite de terrain pour s’assurer du bon déroulement des opérations.
Le préfet de Kindia, Abdourahamane Kéita, s’est réjoui de l’ambiance observée dans les centres visités et a salué la discipline des élèves et des encadreurs.

« D’abord, nous avons salué la présentation de l’école, la discipline qui a caractérisé les élèves et les enseignants, et ça nous a rassurés à plus d’un titre », a-t-il déclaré.
Selon lui, les candidats ont été sensibilisés sur l’importance de cet examen, considéré comme une étape majeure dans leur parcours scolaire.
« Le gouverneur n’a pas tardé à signaler le cas pendant la classe, il a sensibilisé, il a encouragé les élèves pour comprendre que nous, les parents, nous sommes les premiers candidats moraux par rapport à cet examen », a ajouté le préfet.
Il a également rassuré sur le dispositif sécuritaire mis en place avant de souhaiter plein succès aux candidats.« La sécurité est là. La presse a gardé la consigne qui a été donnée dans la cour, personne n’a été dans la salle. Nous souhaitons bonne chance à tous les élèves de Guinée, mais particulièrement aux élèves de Kindia qui doivent faire 100 % par rapport aux autres », a-t-il lancé.
Pour l’inspecteur régional de l’Éducation de Kindia, Mamary Condé, le démarrage des épreuves s’est déroulé sans incident.

«Nous venons de lancer les épreuves avec Monsieur le Gouverneur, les préfets de Kindia et de Coyah. Tout s’est bien passé », a-t-il expliqué.
Il a précisé les statistiques de la région : « Nous avons au total, pour la région de Kindia, tous profils confondus, au BEPC 30 415 candidats dont 14 308 filles répartis dans 104 centres ».
L’inspecteur régional a rappelé la consigne principale donnée aux acteurs impliqués dans l’organisation de l’examen : la tolérance zéro contre toute forme de fraude.

« Le mot d’ordre, c’est toujours tolérance zéro. On cherche depuis des années à appliquer cela sur le terrain », a-t-il indiqué.Pour lui, la réussite d’un bon examen passe par la transparence et les efforts personnels des candidats.
« Un examen de qualité, ça veut dire quoi ? Un examen sans fraude, un examen sans stress. Il faut que les élèves comptent sur leurs propres efforts. On ne va jamais leur donner un sujet qui n’est pas dans le programme », a-t-il rassuré.
Il espère ainsi de meilleurs résultats cette année, grâce notamment à une année scolaire jugée stable.« Nous avons eu une année sans problèmes, tous les cours et tous les programmes ont été donnés. Nous espérons que nous aurons de très bons résultats », a-t-il conclu.
Présent à Kindia, Mohamed Ansa Djawara, directeur du Service national de la documentation et des bibliothèques scolaires et porte-parole du ministère de l’Enseignement, de l’Éducation nationale, de la Formation professionnelle et de la Formation technique, a salué l’implication des autorités locales.

« Nous remercions les autorités administratives et sécuritaires de Kindia pour tout l’appui qu’elles ne cessent de nous apporter », a-t-il déclaré.Revenant sur les examens nationaux, il a rappelé que le BEPC constitue une évaluation importante du niveau des élèves.
« Les examens, c’est une évaluation nationale, et ça doit permettre de connaître le niveau de nos élèves après les évaluations », a-t-il expliqué.
Selon lui, les instructions du ministre sont claires : « La rigueur, la transparence, l’équité et l’égalité au niveau de tous les candidats ».
Il a ajouté que toutes les dispositions sont prises pour garantir un examen juste.
« La rigueur sera également de mise au niveau de la surveillance, de la correction partout et de la supervision », a-t-il précisé.
Sur le terrain, il a assuré que les centres sont sécurisés avec la présence des services compétents.

« Les élèves sont en classe, les centres sont sécurisés. Il y a un agent de santé, un agent de sécurité de la police, mais aussi de la gendarmerie, donc trois agents au total », a-t-il indiqué.
Interrogé sur l’affaire de deux personnes interpellées lors du Certificat d’Études Élémentaires (CEE) pour une tentative présumée de fraude, Mohamed Ansa Djawara a apporté des précisions.
« Deux individus avaient tenté de venir photographier à la fenêtre l’épreuve et aller traiter pour réintroduire. Mais malheureusement pour eux, la sécurité aidant, ils ont été saisis », a-t-il expliqué.
Il précise toutefois que ces personnes n’étaient pas dans la salle d’examen.

« Comme ils ont été pris hors de la salle, cela ne relève pas de nous, c’est purement pénal. Ils doivent justifier cela au niveau des forces de sécurité puis du tribunal », a-t-il conclu.
Le lancement du BEPC à Kindia s’est donc déroulé dans un climat de calme, avec un appel renouvelé aux candidats à miser sur leurs propres connaissances et à éviter toute tentative de fraude.
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