À Kindia, une femme occupe désormais un poste clé dans la gestion des urgences sanitaires. La docteure Kadiatou Sow est la première femme à diriger le Centre de traitement des épidémies (CT-Epi) de l’hôpital régional Alpha Oumar Diallo.
Nommée entre la fin de l’année 2018 et le début de 2019, elle supervise aujourd’hui la prise en charge des maladies épidémiques dans toute la région.
Originaire de Kindia, la médecin a effectué ses études primaires et secondaires dans sa ville natale avant de poursuivre son cursus universitaire à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry. Initialement orientée vers la filière physique-chimie, Kadiatou Sow décide finalement de se consacrer à la médecine.
Elle soutient sa thèse en 2016, une période marquée par la lutte contre l’épidémie d’Ebola en Guinée, une expérience qui influencera son parcours professionnel
« J’ai soutenu ma thèse à la fin de l’année 2016. J’ai également participé à la lutte contre l’épidémie d’Ebola. C’est à partir de là que j’ai été affectée au Centre de traitement des épidémies de Kindia en tant que médecin », explique-t-elle.
Depuis sa prise de fonction à la tête du centre, plusieurs crises sanitaires ont été gérées par son équipe, notamment des flambées de rougeole, des cas de tétanos néonatal, la pandémie de Covid-19 et plus récemment des cas de monkeypox.
Selon elle, la gestion des épidémies exige une organisation rigoureuse et une coordination constante entre les équipes médicales
« La gestion des épidémies est particulière. Chacun doit être strict dans l’exécution des consignes, parce qu’une erreur peut mettre en danger toute une équipe », souligne-t-elle.
Mariée et mère de deux enfants, la Dre Sow affirme qu’il est possible de concilier carrière professionnelle et vie familiale
« Le foyer n’est pas un obstacle à l’évolution d’une femme, tout comme la maternité. Il suffit d’organiser son emploi du temps et de trouver le juste milieu », affirme-t-elle.
À l’occasion du mois de mars, consacré à la célébration des droits des femmes, elle invite les femmes à croire en leurs capacités et à oser s’imposer dans tous les domaines
« Je demande aux femmes de ne pas se sous-estimer. Tout ce que les hommes peuvent faire, les femmes peuvent le faire aussi, voire davantage », conclut-elle.







