La publication des résultats des examens de sortie, ce vendredi 17 juillet 2026, confirme l’excellence de l’École nationale de santé (ENS) de Kindia. L’établissement a réalisé une performance exceptionnelle en décrochant les premières places nationales dans les filières Santé publique et Laboratoire, avec des taux de réussite de 100 %. Une consécration qui récompense les efforts des étudiants, de leurs enseignants et de l’administration.
L’École nationale de santé de Kindia confirme son statut d’établissement de référence dans la formation des professionnels de santé en Guinée. Les résultats des examens de sortie 2026 ont consacré plusieurs de ses étudiants parmi les meilleurs de la République.
En filière Technicien en santé publique, Maciré Camara a été sacrée première de la République. Très émue, elle a dédié cette distinction à sa famille, à ses encadreurs et à ses camarades.

« Je suis dans la joie. Je suis vraiment comblée d’être la première technicienne en santé publique. Je remercie ma famille, mes encadrants et mes amis de promotion. Le parcours n’a pas été facile. Il a fallu beaucoup de révisions, parfois seule, parfois avec mes camarades et nos enseignants. À ceux qui n’ont pas été admis, je leur demande de garder courage et de redoubler d’efforts. Quant à moi, je souhaite poursuivre mes études en médecine».
Dans la filière Technicien de laboratoire, Gnakoye Grovogui a également décroché la première place nationale. Pour lui, cette réussite est le fruit du travail, de la discipline et de la foi.

« C’est une immense fierté pour moi, pour ma famille, mes amis et mes professeurs. Être premier de la République demande du courage, de la persévérance et beaucoup de travail. Il faut écouter les conseils des enseignants et ne jamais négliger la prière. L’intelligence est importante, mais Dieu a aussi sa place dans la réussite. Je lui rends grâce aujourd’hui».
Cette brillante performance fait également la fierté des parents. Mohamed Lamine Camara, père de Maciré, estime que cette distinction récompense des années de sacrifices.

« Nous sommes profondément heureux. C’est une récompense pour tous les efforts consentis. Maciré a compris que sa priorité devait être ses études. Après un parcours en sciences mathématiques, son baccalauréat et sa licence, elle a choisi de se consacrer à la santé. Aujourd’hui, elle est major nationale et souhaite poursuivre des études de médecine avec l’accompagnement de l’État».
Pour la direction de l’ENS de Kindia, ces résultats sont le reflet d’un encadrement rigoureux alliant enseignement théorique et immersion pratique.
Le directeur des études et des stages, Mamadou Barry, explique que les étudiants sont préparés dès leur première année grâce à des stages réguliers dans les structures sanitaires.

« Notre école est reconnue pour la qualité de la formation des infirmiers d’État, des sages-femmes, des techniciens en santé publique et des techniciens de laboratoire. La rigueur est de mise dès la première année. Les apprenants effectuent très tôt des stages pratiques et, en troisième année, ils renforcent leurs compétences tout au long de l’année dans les laboratoires et les services de santé. Cette approche leur permet d’être pleinement opérationnels».
Il a également dévoilé des statistiques qui illustrent l’ampleur de cette performance.
« En laboratoire, nous avions 35 apprenants, dont 12 filles. Tous les candidats ayant composé ont été admis, soit un taux de réussite de 100 %. Les cinq premières places nationales reviennent à notre école. En santé publique, les 46 candidats ayant composé ont tous été admis, avec les six premières places nationales remportées par l’École nationale de santé de Kindia».
Ces résultats exceptionnels confirment une fois de plus la place de l’École nationale de santé de Kindia parmi les meilleurs établissements de formation sanitaire du pays. Ils témoignent de la qualité de son enseignement et de l’engagement de ses étudiants, enseignants et responsables administratifs.
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