Au lendemain de la proclamation des résultats du Certificat d’études élémentaires (CEE), les cinq premiers de la préfecture de Kindia ont partagé leurs impressions. Tous élèves du groupe scolaire Emmaüs Stéphane Viglietti, ils attribuent leur réussite au travail, à la discipline et au soutien de leurs parents et encadreurs.
La préfecture de Kindia connaît ses meilleurs élèves au CEE. Après la publication des résultats dans la soirée du lundi 6 juillet 2026, notre équipe est allée à la rencontre des cinq premiers candidats afin de recueillir leurs réactions. Entre joie, reconnaissance et ambitions futures, ces lauréats reviennent sur les efforts qui leur ont permis d’atteindre les premières places du classement.
Classé premier de la préfecture, Mamadou Saliou Sy ne cache pas sa satisfaction. Pour lui, cette performance est le fruit d’une année de travail régulier.

« Je suis très content et je remercie mes encadreurs ainsi que mes parents. Je révisais avec ma grande sœur de temps en temps. Tout s’est bien passé, nous avons beaucoup travaillé. Chaque jour, nous révisions de 14 h à 16 h. Le secret de ma réussite, c’est la régularité dans le travail pendant toute l’année. Plus tard, je veux devenir un grand cadre de l’État pour servir ma nation. Je conseille à mes camarades de bien réviser et de redoubler d’efforts. Ma mère me rappelait toujours l’importance des études, tandis que mon père m’encourageait à éviter les distractions », explique-t-il.
Deuxième de la préfecture, Ousmane Condé insiste sur la persévérance et l’accompagnement reçu durant son parcours.

« J’ai beaucoup travaillé et beaucoup révisé. J’ai aussi amélioré mon écriture. Je remercie le Bon Dieu, mes parents, toute ma famille ainsi que tous mes encadreurs, particulièrement mon maître d’école qui a beaucoup contribué à notre réussite », témoigne-t-il.
Mamoudou Diallo, troisième au classement préfectoral, évoque les nombreux sacrifices consentis pour réussir cet examen.

« Je suis très ému. J’ai travaillé, mais cette réussite est aussi le résultat du soutien de mes parents, de mes répétiteurs et de mes cousins. Je remercie particulièrement mon maître d’école. J’ai préparé mon examen en révisant matin, midi et soir, en passant parfois des nuits blanches, en lisant des livres et en reprenant presque tous mes cahiers. Je rêve de devenir un jour entrepreneur ou ingénieur. À mes camarades, je dis de persévérer et de ne jamais se décourager. Un échec ne signifie pas la fin », affirme-t-il.
Chez les filles, Véronique Meniané Traoré réalise une belle performance en occupant la quatrième place du classement général et en devenant la première fille de la préfecture.

« J’ai beaucoup révisé. Avant les examens, je relisais les leçons données par le maître et je faisais des exercices à la maison avec mes parents. Je suis très heureuse d’être la quatrième de la préfecture de Kindia et la première des filles. À ceux qui n’ont pas été admis, je demande de garder courage, de continuer à travailler et de redoubler d’efforts. Plus tard, je veux devenir médecin », confie-t-elle.
Cinquième de la préfecture, Thierno Amadou Dramé attribue sa réussite à l’accompagnement de sa mère et aux conseils de ses enseignants.

« J’ai un sentiment de joie aujourd’hui. Je remercie particulièrement ma mère, qui m’a accompagné jusqu’au bout. J’ai beaucoup révisé pendant les week-ends, souvent avec elle. À l’école, j’écoutais attentivement le maître, qui nous expliquait les leçons avec des exemples faciles à comprendre. Plus tard, je veux devenir un haut fonctionnaire de l’État, notamment ministre de la République de Guinée », indique-t-il.
Pour le Directeur général du groupe scolaire Emmaüs Stéphane Viglietti, Paul Sagno, ces résultats sont le fruit d’une organisation rigoureuse et d’un effort collectif.

« Nous sommes très fiers de ces résultats. Le secret de notre réussite, c’est le travail. Cette performance est le fruit de plusieurs mois d’efforts et de l’implication de tous les acteurs. La devise d’Emmaüs repose sur trois valeurs : la réussite, la rigueur et le travail. Pour réussir, il faut de la rigueur et beaucoup de travail. La préparation de l’examen commence dès le début de l’année scolaire avec un programme spécifique pour les candidats. Je remercie les enseignants qui sont sur le terrain auprès des élèves, ainsi que les parents pour leur accompagnement », souligne-t-il.
À Kindia, les témoignages des cinq premiers du CEE mettent en lumière une même réalité : la réussite scolaire repose sur la discipline, la persévérance et une collaboration étroite entre élèves, familles et enseignants.
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