Les épreuves du baccalauréat unique session 2026 ont été officiellement lancées ce lundi 29 juin 2026 sur l’ensemble du territoire national. À Kindia, la cérémonie de lancement s’est déroulée au centre de Tafory, en présence des autorités administratives, éducatives et sécuritaires, dans une atmosphère marquée par la sérénité et la rigueur annoncée par le ministère sous le slogan : “tolérance zéro”.

Dans la région de Kindia, ils sont au total 25 293 candidats, dont 11 534 filles, répartis dans 78 centres d’examen, toutes options confondues (enseignement général et franco-arabe). Le lancement de la première épreuve a été effectué sous la supervision des représentants du ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, ainsi que des autorités régionales.
Le gouverneur de la région administrative de Kindia, Contrôleur général de police Mamadou Camara, a donné les raisons du choix du centre de Tafory pour ce lancement officiel.

« Effectivement, le lancement du baccalauréat au niveau national a eu lieu à Kindia ce matin, et nous avons choisi le centre de Tafory pour cet exercice. Et comme vous le constatez, il y a la présence de presque toutes les autorités administratives ici à Kindia », a-t-il indiqué.
Insistant sur les consignes données par les autorités nationales, le gouverneur a rappelé l’importance de la discipline et de la sérénité chez les candidats.
« Nous avons suivi les conseils du secrétaire général du ministère de l’Éducation nationale, qui a été très clair. Le slogan cette fois-ci, c’est “tolérance zéro”. Cela veut dire que tous les candidats doivent rester sereins et suivre les instructions des enseignants », a-t-il ajouté.
Selon lui, les premières observations faites sur le terrain sont encourageantes.
« Les élèves que nous avons vus en classe sont très sereins, très confiants. Cela veut dire que durant l’année, ils ont assimilé les enseignements des professeurs. La présence des candidats était effective à l’heure ce matin, et un important dispositif de sécurité a été déployé pour sécuriser les centres à l’intérieur comme à l’extérieur », a-t-il précisé.
Il a également annoncé la mise en place de patrouilles de surveillance dans les centres afin de prévenir toute tentative de fraude.
« Une patrouille a été organisée pour surveiller tous les centres afin que les cas de fraude soient détectés à temps », a-t-il souligné, tout en saluant les efforts du ministère pour la bonne organisation des examens.
De son côté, Docteur Youssouf Boundou Sylla, secrétaire général du ministère de l’Éducation nationale, représentant du département, a insisté sur la responsabilité partagée de tous les acteurs du système éducatif.

« Les consignes ont été claires. Nous mettons chaque cadre du ministère devant ses responsabilités, les enfants devant les leurs, et les parents devant les leurs. Chacun doit jouer sa partition », a-t-il déclaré.
Il a rappelé l’orientation du gouvernement vers une politique d’excellence dans le système éducatif.
« Le président veut aller vers la politique de l’excellence. Cela implique de la rigueur non seulement dans les enseignements et apprentissages, mais aussi dans les évaluations. Si on n’évalue pas bien nos enfants, on risque de former des cadres qui ne seront pas capables de participer au développement de l’économie nationale », a-t-il averti.
Face aux tentatives de fraude, le représentant du ministère a été ferme.
« Cette année, l’examen est placé sous le slogan “tolérance zéro”, en raison du foisonnement des réseaux de fraude. Toutes les dispositions ont été prises pour mettre hors d’état de nuire ceux qui sapent les efforts du système éducatif », a-t-il martelé.
Il a également appelé les candidats à la confiance et à l’honnêteté dans leur travail.

« Nous avons invité les candidats à faire preuve d’estime de soi, à avoir confiance en leurs efforts et à ne restituer que ce qu’ils ont appris. Aucune fraude ne peut aider un enfant à participer au développement de l’économie nationale. Chaque enfant est l’ambassadeur de sa famille », a-t-il souligné.
Pour sa part, l’inspecteur régional de l’éducation de Kindia, Mamary Diakité, a livré les chiffres officiels de la session.
« Pour toute la région de Kindia, toutes options confondues, nous avons 25 293 candidats, dont 11 534 filles, répartis dans 78 centres », a-t-il confirmé.
Le lancement du baccalauréat à Kindia s’est déroulé dans le calme et la discipline, sous haute surveillance sécuritaire, laissant entrevoir une session placée sous le signe de la rigueur et de l’espoir de bons résultats.
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