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juillet 4, 2026
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Flocky médiaBlogActualitésKoura (Pita) : un village oublié où l’eau de la rivière est la seule option pour survivre.

Koura (Pita) : un village oublié où l’eau de la rivière est la seule option pour survivre.

Dans le village de Koura, situé dans le secteur Téssén, sous-préfecture de Sangaréah, préfecture de Pita, l’accès à l’eau potable reste un rêve lointain. Chaque jour, femmes, enfants et personnes âgées parcourent de longues distances pour puiser une eau boueuse et impropre à la consommation. Face à cette situation alarmante qui menace la santé de toute une communauté, les habitants lancent un appel pressant aux autorités, aux organisations humanitaires et aux bonnes volontés.

À Koura, l’eau est devenue un véritable combat de survie. Dans cette localité enclavée de la préfecture de Pita, aucune pompe, aucun forage, aucune infrastructure moderne ne permet aux populations d’accéder à une eau potable. La seule source disponible est une rivière dont les eaux troubles servent à la fois aux besoins domestiques, à l’abreuvement des animaux et à la consommation humaine.

Chaque matin, des dizaines de femmes et d’enfants se rendent au bord de cette rivière pour remplir des bidons destinés à la cuisine, à la boisson, à la lessive et aux autres besoins quotidiens. Une corvée pénible qui s’accompagne d’un risque permanent pour la santé.

« Nous souffrons énormément ici. La rivière est loin de nos habitations et l’eau que nous y trouvons est très sale. Nous sommes obligés de la filtrer avant de la boire. Nous demandons humblement aux autorités et aux personnes de bonne volonté de nous aider à obtenir une pompe afin que nous puissions enfin avoir accès à une eau potable », témoigne Alarba Diallo.

Selon les habitants, cette situation dure depuis plusieurs années. Pendant la saison des pluies, les conditions deviennent encore plus difficiles. Les eaux de ruissellement transportent de la boue, des déchets et diverses impuretés qui se déversent directement dans la rivière, aggravant les risques de maladies.

« Cette situation nous inquiète beaucoup. Les hommes et les animaux utilisent la même source d’eau. Nous n’avons aucun forage dans notre village. Lorsqu’il pleut, toutes les saletés se retrouvent dans cette eau que nous sommes pourtant obligés de boire. Nous demandons aux autorités et aux bonnes volontés de nous venir en aide », explique Naby Moussa Sylla.

Pour tenter de rendre l’eau plus consommable, certaines familles ont recours à des méthodes rudimentaires. Elles utilisent notamment des moustiquaires pour filtrer les particules visibles avant de consommer l’eau. Une solution de fortune qui ne protège cependant ni contre les microbes ni contre les maladies hydriques.

« Nous filtrons l’eau avec des moustiquaires pour enlever une partie de la saleté, mais elle reste toujours trouble. Nous n’avons pas d’autre choix, car l’eau est indispensable à la vie. Nous demandons de l’aide pour que nos enfants et nos familles puissent boire une eau saine », lance Oustaz Oumar Sylla.

Derrière ces témoignages poignants se cache une réalité préoccupante : celle d’une population entière exposée quotidiennement aux maladies liées à l’eau insalubre. Pour les habitants de Koura, la réalisation d’un forage ou l’installation d’une pompe représenterait bien plus qu’un simple projet d’infrastructure. Ce serait une bouée de sauvetage pour des centaines de personnes.

Aujourd’hui, les habitants de Koura refusent de perdre espoir. Ils tendent la main à toutes les personnes de bonne volonté, aux ONG, aux partenaires de développement et aux autorités compétentes. Car dans ce village, l’accès à l’eau potable n’est pas un luxe : c’est une urgence vitale, une question de santé publique et de dignité humaine.

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