À Mamou, une affaire judiciaire impliquant la journaliste et activiste Mariam Touré suscite une vive attention. Elle est poursuivie aux côtés d’Amadou Oury Barry pour « tentative de mariage précoce » et « mariage forcé ».
Lors de l’audience, le ministère public, représenté par Maurice Onivogui, a requis une peine d’un an d’emprisonnement avec sursis ainsi qu’une amende de 2 000 000 francs guinéens contre chacun des prévenus.
Le parquet a également demandé le retrait de l’agrément de l’ONG dirigée par Mariam Touré. Le verdict est attendu le 30 mars 2026.
Le dossier repose en grande partie sur une zone d’incertitude majeure : l’âge réel de la jeune fille concernée. En l’absence d’extrait de naissance, la défense avance des témoignages familiaux affirmant qu’elle serait majeure.
À l’inverse, la partie civile, soutenue par Fatoumata Binta Niakatè, insiste sur le principe de précaution en faveur d’une mineure présumée.
Pour les autorités, ce procès dépasse le cadre individuel. Selon Abdoulaye Diallo, il s’inscrit dans une dynamique plus large de lutte contre les mariages précoces, encore présents dans certaines réalités sociales du pays.
En attendant la décision judiciaire, le silence observé par la défense contraste avec l’importance symbolique de cette affaire, perçue comme un test pour la justice guinéenne en matière de protection des enfants.







