Un atelier consacré à la mise en place et au fonctionnement des comités de veille citoyenne a été lancé ce vendredi 27 mars 2026 à Kindia. Cette initiative vise à renforcer le suivi et la prévention des discours de haine ainsi que des messages incitant à la violence, particulièrement en période électorale.
La rencontre a mobilisé plusieurs acteurs, dont des membres du syndicat des journalistes, engagés dans la promotion d’un espace médiatique responsable et apaisé.
Le lancement officiel des travaux a été présidé par le directeur de cabinet du gouvernorat de Kindia, Lanfia Kouyaté.
Dans son intervention, il a invité les professionnels des médias à faire preuve de responsabilité :
« Les élections ne doivent pas être une source de conflits, mais plutôt un moyen de résoudre les problèmes. Nous comptons sur vous pour respecter le code de déontologie. Les journalistes doivent être la voix des sans-voix, sans pour autant laisser leurs opinions personnelles influencer l’information au risque de créer des troubles. »
Selon les organisateurs, cette formation vise à renforcer les capacités des participants sur les principes fondamentaux des droits humains, les différentes catégories de droits ainsi que les obligations de l’État en la matière.
De son côté, Ibrahima Sacko, chargé de programme protection au Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH), a précisé les objectifs de l’atelier :
« Cette formation de deux jours porte sur l’éthique et la déontologie du métier de journaliste, avec pour objectif principal la mise en place de comités de veille citoyenne. Ceux-ci auront pour mission de prévenir et de lutter contre les discours de haine et les messages de violence, surtout à l’approche des élections législatives et communales, souvent marquées par des tensions. »
Il a également souligné l’importance de préserver les acquis en matière d’élections apaisées :
« Nous souhaitons que tout le processus électoral se déroule dans la paix et la sérénité. Ce projet, financé par le Fonds des Nations unies pour la consolidation de la paix (PBF), vise à renforcer la paix en Guinée. »
Cet atelier s’inscrit dans le cadre d’un projet d’appui à la promotion et à la protection des droits de l’homme, porté par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), en collaboration avec le Syndicat des professionnels de la presse de Guinée (SPPG).
Pour Aboubacar Bountouraby Dramé, secrétaire général adjoint du SPPG, antenne de Kindia, cette initiative constitue une opportunité importante :
« Cet atelier nous permet de partager nos expériences, de renforcer nos compétences et de développer des stratégies efficaces contre les discours de haine. Nous restons engagés à accompagner ce processus pour consolider la paix en Guinée. »







