La ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Diaka Sidibé, a procédé ce mercredi à la pose de la première pierre marquant le lancement des travaux de réhabilitation et d’extension de Université de Kindia.
Ce projet s’inscrit dans le cadre de la politique de construction et de modernisation des institutions d’enseignement supérieur engagée par le gouvernement guinéen.
Dans son allocution, le recteur de l’université, Akoye Mansa Zoumanigui, a souligné la portée symbolique de cet événement :
« Nous ne construisons pas seulement des salles de cours, mais nous bâtissons les fondations de l’innovation de demain. »
Il a exprimé sa reconnaissance au gouvernement pour avoir placé l’enseignement supérieur et la recherche scientifique au cœur des priorités nationales.
Prenant la parole, la ministre Diaka Sidibé a insisté sur l’importance d’infrastructures modernes pour garantir une formation de qualité :
« Une formation de qualité sans infrastructures adéquates est un paradoxe que nous refusons de perpétuer. »Un projet ambitieux et structurant
Le projet architectural prévoit la réalisation d’un campus de plus de 17 hectares, organisé en six zones fonctionnelles :
zones pédagogiquesespaces administratifs
infrastructures de restauration
parkingsespaces de loisirslogements étudiants
Parmi les principales infrastructures annoncées : plus de 7 000 m² de blocs d’études10 laboratoires8 salles informatiques4 bibliothèques de proximité4 amphithéâtres modernesplus de 90 salles de coursUn bloc de recherche intégrera également : des laboratoires spécialisésune bibliothèque centrale de près de 3 000 m²des espaces dédiés aux chercheursUne première phase sur 24 mois
La première phase des travaux, répartie en deux lots, comprend : 4 blocs d’études3 amphithéâtresun décanatLe délai d’exécution est fixé à 24 mois, avec un suivi assuré par un cabinet spécialisé.
À terme, le projet prévoit également :un bâtiment administratif R+4une cantine universitaire de plus de 1 000 placesune infirmerie modernedes infrastructures sportivesdes résidences universitaires pouvant accueillir plus de 2 700 étudiants, dont 40 % de places réservées aux étudiantes
Un appel à la mobilisation collective
La ministre a appelé à l’implication de tous les acteurs
— entreprises, partenaires techniques et financiers, institutions bancaires et secteur privé
— pour la réussite de ce chantier d’envergure.
Elle a également souligné que cet investissement vise à former une nouvelle génération de cadres capables de contribuer au développement du pays.Investir dans le capital humainPour Diaka Sidibé, ce projet dépasse la simple construction d’infrastructures :
« Investir dans les infrastructures de formation, c’est investir dans l’avenir de la Guinée. »
Elle a rappelé que le développement durable du pays repose avant tout sur la valorisation du capital humain, saluant au passage l’engagement du président Mamadi Doumbouya ainsi que la contribution de plusieurs acteurs académiques, dont le professeur Daniel Lama.







