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mai 17, 2026
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Flocky médiaBlogActualitésKindia : Ambiance festive sous fond de crise de liquidité à l’approche de la fêtede Ramadan

Kindia : Ambiance festive sous fond de crise de liquidité à l’approche de la fêtede Ramadan

À quelques jours de la fête marquant la fin du mois de pénitence, la ville de Kindia vit au rythme des préparatifs. Dans le grand marché de la « cité des agrumes », l’effervescence est bien visible : vendeurs et acheteurs s’activent dans une ambiance inhabituelle, chacun cherchant à se procurer vêtements, accessoires et denrées pour célébrer dignement l’événement.

Mais derrière cette animation se cache une réalité bien plus contraignante : une crise de liquidité qui complique fortement les transactions.

Des ventes freinées par le manque d’argentMalgré une offre abondante et des prix jugés globalement accessibles, l’accès à l’argent reste un véritable casse-tête, notamment à travers les services de paiement mobile comme Orange Money.

« Je revends ces objets, mais ce qui nous fatigue actuellement, c’est l’impossibilité de faire des retraits via Orange Money. Il y a beaucoup de clients, mais pas d’argent disponible », déplore Mariam Koulibaly, revendeuse rencontrée dans une ruelle du marché.

Un constat partagé par Sanaba Traoré, vendeuse d’accessoires : « Les mères de famille viennent nombreuses pour acheter. La clientèle est là, mais les difficultés de paiement compliquent les choses. »

Du côté des acheteurs, la situation est tout aussi frustrante. Si les prix restent abordables, l’indisponibilité de liquidités freine les achats.

« Les prix sont raisonnables. J’ai pu négocier un habit de 150 000 à 130 000 francs guinéens. Mais le vrai problème, c’est de trouver de l’argent dans les kiosques Orange Money », explique Amarante Sylla.

Dans le secteur alimentaire, les difficultés se multiplient. Les vendeuses de poulets dénoncent une hausse des prix :

« Nous achetons une poule à 60 000 FG et la revendons entre 70 000 et 75 000 FG. Mais là encore, le manque de liquidités complique les transactions. »

Face à la cherté de la viande, certains consommateurs changent leurs habitudes.

« Chaque année, nous achetons de la viande, mais cette fois-ci, j’ai préféré le poulet », confie Hadjiratou Diallo.

À la boucherie centrale de Kindia, la situation est encore plus préoccupante. Une pénurie de viande de bœuf se fait sentir. En cause : des maladies animales et l’exportation du bétail vers des pays voisins comme la Sierra Leone.

« Nous avons perdu beaucoup d’animaux à cause de maladies comme la pneumonie. À cela s’ajoute leur exportation, ce qui réduit considérablement l’offre », explique Barry Amadou, vice-président des bouchers.

Il souligne également l’influence des marchés extérieurs, notamment à Conakry, où le kilo de viande peut atteindre 75 000 francs guinéens.

« Si Kindia maintient des prix plus bas, l’approvisionnement devient difficile », prévient-il.

Entre fête et contraintes économiquesMalgré ces difficultés, l’ambiance festive demeure. Entre forte affluence dans les marchés et obstacles liés à la liquidité et à l’approvisionnement, les habitants de Kindia tentent de préserver l’esprit de célébration.

Une fête attendue, mais vécue cette année sous pression économique.

La rédaction

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