Forécariah — La découverte de six corps dans une fosse commune à Sabakouré, dans la préfecture de Forécariah, continue de susciter de nombreuses réactions, aussi bien en Guinée qu’à l’étranger. Après l’annonce de l’ouverture d’une enquête par la justice guinéenne, la France appelle à des investigations menées « en toute indépendance » et « en toute transparence ».
Les six corps ont été découverts le lundi 24 août 2026, dans une zone boisée de Sabakouré, une localité située à environ 100 kilomètres de Conakry. Selon les premières informations recueillies auprès de sources locales, les victimes seraient toutes de sexe masculin. Certaines sources indiquent qu’elles avaient les mains ligotées et les yeux bandés au moment de leur découverte.
L’affaire a rapidement suscité l’émoi au sein de l’opinion publique guinéenne. Au Parlement, des députés de l’opposition ont annoncé leur intention d’interpeller le ministre de la Justice, Ibrahima Sory 2 Tounkara, afin d’obtenir des éclaircissements sur les circonstances entourant cette découverte macabre.Paris demande toute la lumière.
La France a également réagi à cette affaire. Ce jeudi 27 août 2026, le porte-parole adjoint du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères a exprimé la « vive émotion » de Paris après la découverte des six corps.
« La France fait part de sa vive émotion à la suite de la découverte de six corps dans une fosse commune, le 24 août dernier, dans la préfecture de Forécariah, en Guinée », a-t-il déclaré, cité par l’Agence France-Presse (AFP).
Le responsable français a surtout insisté sur la nécessité de faire toute la lumière sur les circonstances de cette affaire.
« Elle appelle à ce que l’enquête qui a été ouverte par la justice guinéenne soit menée en toute indépendance et en toute transparence », a-t-il ajouté.
Les corps transférés à l’hôpitalAprès leur exhumation, les dépouilles ont été transportées à l’hôpital préfectoral de Forécariah pour les besoins de la procédure judiciaire et, éventuellement, de leur identification.
Les victimes seraient au nombre de six, toutes des hommes. Parmi elles figurerait un homme d’un âge avancé, estimé à environ 60 ans.
À ce stade, les circonstances exactes de leur mort, leur identité ainsi que la date à laquelle les victimes auraient été tuées restent à déterminer.
L’enquête ouverte par les autorités judiciaires devra notamment permettre d’établir les causes des décès, d’identifier les victimes et de déterminer les éventuels responsables.
La découverte de cette fosse commune intervient dans un contexte où les autorités guinéennes sont attendues sur la conduite d’investigations crédibles afin d’établir les faits et de faire la lumière sur cette affaire.
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