Flocky média

Live News

28.3°C
  • Conakry
septembre 2, 2026
Follow Us:
Flocky médiaBlogActualitésRDC : Une étude suggère que l’épidémie d’Ebola a débuté dès janvier en Ituri

RDC : Une étude suggère que l’épidémie d’Ebola a débuté dès janvier en Ituri

Une mission d’enquête scientifique remet en question la chronologie officielle de l’épidémie d’Ebola qui sévit dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Selon un rapport préliminaire révélé par la revue Science, la propagation du virus aurait commencé dès le mois de janvier 2026, soit plusieurs mois avant la déclaration officielle de l’épidémie le 15 mai.

Les trois chercheurs ayant conduit l’étude ont séjourné près d’un mois à Mongbwalu, une cité minière située à environ 80 kilomètres de Bunia, dans la province de l’Ituri, considérée comme l’épicentre de l’épidémie. Leurs investigations font état de plusieurs cas probables enregistrés dès le début de l’année.

Selon leur hypothèse, le virus aurait été introduit à Mongbwalu par un habitant d’une zone rurale venu s’y faire soigner. L’infection se serait ensuite propagée progressivement dans les localités environnantes. Ainsi, au moment où les autorités ont officiellement identifié Ebola en mai, « une épidémie généralisée et tentaculaire » était déjà en cours, indique le rapport.

Les chercheurs citent notamment le cas d’une femme de 50 ans décédée le 25 janvier après avoir présenté des vomissements de sang. Plusieurs membres de sa famille ainsi que des proches auraient ensuite développé des symptômes similaires, renforçant l’hypothèse d’une circulation précoce du virus.

Le rapport s’interroge également sur les raisons ayant permis au virus de circuler sans être détecté pendant plusieurs mois. Parmi les facteurs évoqués figurent la culture du secret, certaines croyances mystiques, la confusion avec d’autres maladies ainsi que des manifestations cliniques atypiques n’ayant pas alerté les personnels de santé.

Selon le dernier bilan communiqué par les autorités congolaises, l’épidémie a déjà provoqué 3 748 cas confirmés et 1 657 décès. Le directeur général d’Africa CDC, Jean Kaseya, est attendu à Bunia afin de renforcer la coordination de la riposte.

Parallèlement, les organisations humanitaires alertent sur les conséquences indirectes de l’épidémie, notamment pour les femmes enceintes. Craignant une contamination dans les structures sanitaires, de nombreuses futures mères renoncent aux consultations prénatales ou choisissent d’accoucher à domicile. Selon le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), le taux de mortalité maternelle a doublé en Ituri depuis la fin du mois de mai, tandis que les accouchements assistés en milieu médical sont passés de 130 à seulement 30 par mois.

Les enfants paient également un lourd tribut. Les dernières données officielles font état de 200 décès parmi 322 enfants âgés de 0 à 4 ans infectés par le virus, illustrant la gravité persistante de cette flambée épidémique.

Flockymedia.com

Tags:
Share:

Leave a Comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Related Post

Tags