L’ambassadeur de France en Guinée, Luc Briard, a été reçu ce jeudi 30 juillet, au siège de la Haute Autorité de la Communication (HAC), où il a échangé avec le président de l’institution sur les enjeux actuels de la régulation de l’espace médiatique et civique.
À l’issue de cette rencontre, le diplomate français a souligné que les mutations profondes du paysage médiatique, marquées par l’essor des réseaux sociaux, des influenceurs et des nouvelles formes de journalisme, ainsi que par la concentration de certains médias entre les mains de groupes privés, rendent la mission des autorités de régulation plus essentielle que jamais.

« Le rôle de la régulation est important, mais il ne doit pas se faire au détriment de la liberté de la presse et de la liberté d’expression. Toute la question est de savoir où placer le curseur », a déclaré Luc Briard.
L’ambassadeur a salué la vision portée par le président de la HAC, notamment sur les questions liées à la régulation, à la formation des professionnels des médias, à l’accréditation des journalistes ainsi qu’au modèle économique des entreprises de presse. Selon lui, la stabilité économique des médias constitue un facteur indispensable pour garantir leur indépendance et leur pérennité.
Au cours des échanges, les deux parties sont convenues de travailler à l’organisation, dès la rentrée, d’une table ronde réunissant la HAC et les associations de journalistes. Cette rencontre devrait permettre d’approfondir les réflexions sur les défis de la presse et de l’information en Guinée, tout en favorisant un partage d’expériences avec la France, confrontée à des problématiques similaires.
Cette initiative intervient dans un contexte de réformes institutionnelles en Guinée. En effet, la Haute Autorité de la Communication est appelée à disparaître au profit d’un nouvel organe de régulation prévu par la nouvelle Constitution. Une loi organique, attendue au Parlement guinéen à la prochaine rentrée, devra préciser les modalités de fonctionnement de cette future institution.
Luc Briard a indiqué que la France entend accompagner cette réflexion, dans le respect de la souveraineté guinéenne, afin de contribuer à la mise en place d’un organe de régulation « le plus crédible possible ».
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