Conakry – Le ministre des Transports et porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a exprimé, ce lundi 27 juillet, son soutien au discours prononcé par le président de la transition, le général Mamadi Doumbouya, lors du 39ᵉ sommet de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), tenu en Sierra Leone.
S’exprimant au cours d’une conférence de presse au porte-parolat du gouvernement, le ministre est longuement revenu sur l’allocution du chef de l’État, qu’il considère comme un appel à un recentrage de l’organisation sous-régionale sur ses missions fondatrices.
Selon Ousmane Gaoual Diallo, le président Doumbouya a rappelé que la CEDEAO a été créée avant tout pour renforcer l’intégration économique et améliorer les conditions de vie des populations.
«C’est important que l’économie accroisse la prospérité, la partage et, à partir de là, renforce l’héritage de nos peuples. Il a aussi rappelé une vérité : malgré les barrières et les frontières héritées de la colonisation, les communautés existent au-delà de ces frontières. Les dispositions légales ne viennent pas bouleverser cet ordre », a expliqué le ministre.
Il a ajouté que le chef de l’État estimait nécessaire de consolider les liens historiques entre les peuples ouest-africains plutôt que d’accentuer les divisions.
Le porte-parole du gouvernement a également insisté sur le message du président en faveur du dialogue au sein de l’organisation régionale.
« Il a exprimé qu’en Afrique, on n’exclut pas les membres de la famille. On les accompagne parce que c’est la famille, et c’est ce qui compte le plus. Par là, il a voulu dire que nous devrions cesser d’utiliser la sanction comme instrument de coercition, systématiquement. Il faut plutôt amplifier et consolider le dialogue entre les acteurs, car c’est par le dialogue que l’on peut créer et comprendre les spécificités », a-t-il déclaré.
Appréciant la portée de cette intervention, Ousmane Gaoual Diallo a qualifié le discours de «poignant » et de «solide dans ses fondamentaux».
« Le discours était poignant, solide dans ses fondamentaux ; il est apparu comme un réquisitoire invitant la CEDEAO à revenir au cœur et à l’âme de son organisation, afin qu’elle se comporte à la hauteur de sa mission. La plupart des observateurs y ont vu une opportunité pour la CEDEAO de se réinventer et de se recentrer sur l’essentiel. Peut-être, c’est ce qui a valu au président d’être associé à un groupe de réflexion sur la mise en œuvre des nouveaux mécanismes financiers que la CEDEAO envisage», a-t-il soutenu.
En conclusion, le ministre a estimé que cette prise de parole a marqué les dirigeants de la sous-région.
« Cela a permis aux chefs d’État de la sous-région d’entendre un discours qui n’était peut-être pas attendu par certains, mais qui était conforme à l’homme du 5 septembre, à notre chef de l’État, et qui a satisfait la plupart d’entre nous qui rêvons d’une CEDEAO forte. C’était un moment important », a conclu Ousmane Gaoual Diallo.
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